La place de la Concorde

La place de la Concorde

LE PLUS ANCIEN !

L’obélisque de la place de la Concorde est le monument le plus ancien de Paris car il date du XIIIème siècle avant JC, mais cette information n’est surprenante pour personne.
Ce qui est plus insolite, c’est de savoir que la place de la Concorde est un gigantesque cadran solaire dont le gnomon (= aiguille du cadran solaire) est l’obélisque lui-même. C’est un vieux projet qui datait d’avant guerre (initié en 1913 par Camille Flammarion), et finalement mis en place en 1999 quand la mairie de Paris autorisa de tracer au sol les lignes des heures.

 

UN CADRAN SOLAIRE INSOUPÇONNÉ

Ce cadran solaire est si grand qu’on peine parfois à le remarquer. Et dans la circulation, il n’est pas toujours évident de lire convenablement l’heure. L’œuvre a été inaugurée le jour du Solstice d’été de l’année 1999. Sur les zones piétonnes de la place, on trouve des lignes horaires tracées en jaune. Celles-ci sont prolongées par des médaillons de métal sur la chaussée, pour éviter de déboussoler les automobilistes avec un marquage au sol qui les enverrait dans le décor…

UN MÉDAILLON PAS SI DISCRET

On trouve également un médaillon sur lequel est écrit “Au levant de Thèbes surgit à Paris le nord”. Il est situé à quelques mètres au nord du monument, et donc sur la ligne horaire du midi. Ce médaillon est une manière de relier Paris et Thèbes (la place de la Concorde et le site originel de l’obélisque), par les grandeurs astronomiques.  Il marque la position de l’extrémité de l’ombre à midi le jour du solstice d’été le 21 juin, jour le plus long de l’année, jour ou le Soleil culmine au plus haut à midi, et donc jour où l’ombre est la plus courte de l’année.

Pour résumer, le jour du solstice d’été, le Soleil se lève à Thèbes avec un azimut équivalent à l’altitude du Soleil à midi à Paris, heure à laquelle l’ombre de l’obélisque pointe très précisément vers le nord.

Pensez à regarder à terre la prochaine fois que vous traverserez à pied la place de la Concorde !

UNE ANECDOTE PEU CONNUE

Et j’en profite pour vous raconter une autre anecdote sur l’obélisque de la place de la Concorde : il y avait initialement deux obélisques. Lorsque ceux ci furent offerts en 1830 à la France, l’ingénieur en charge d’organiser le rapatriement des obélisques en France décida de commencer par le plus lourd des deux monolithes, celui de 230 tonnes. Son transport nécessitant la construction d’engins spéciaux et ayant duré plus de 18 mois, l’ingénieur déclara forfait pour le transport du second obélisque qui fut finalement symboliquement rendu à l’Egypte en 1994.