Le fantôme de l’Opéra

Le fantôme de l’Opéra

Un fantôme à l’Opéra !

Au conservatoire de musique de la rue Le Peletier, alors que l’Opéra Garnier était en construction,  un jeune homme promu à une grande et belle carrière étudiait le piano.

Ce charmant jeune homme partageait une romance avec une radieuse ballerine du même conservatoire. Les deux jeunes artistes s’étaient fiancés et avaient décidé de leur union officielle pour la fin de l’année. Pour cette occasion, le jeune virtuose avait commencé à composer une œuvre pour orgue en solo.

Ce livret devait être son chef-d’œuvre et devait symboliser son amour. La musique aurait dû être jouée comme marche nuptiale par l’orgue de l’église lors de leur mariage. Cependant, un drame anéantira ce qui aurait dû être le début d’une vie de rêve.

Un terrible incendie

Le 28 octobre 1873,  il y eut un terrible incendie au conservatoire. Celui-ci fut entièrement détruit et fit de nombreuses victimes, dont la fiancée du jeune homme. Lui survécut au drame mais fut marqué à vie par de graves blessures. Son corps et surtout son visage avaient été dévorés par les flammes. Cet homme avait tout perdu : sa bien-aimée, son physique, son bonheur, sa vie d’avant…

Malheureux à jamais

A la suite de la catastrophe, les autorités l’avaient considéré comme décédé parmi les autres victimes. Pour tout le monde il était donc mort ce jour- là, aux côtés de sa fiancé. Pourtant, il continua à vivre sous un pseudonyme, se faisant appeler Ernest. Son apparence physique était immonde et il était surnommé “le monstre” ou encore “le démon”.

Il quitta alors son appartement (qui se trouvait vers l’avenue Foch) et s’installa dans les sous-sols de l’opéra de Paris, toujours en construction, où il séjourna jusqu’à la fin de sa vie, qu’il consacra à son art et à conclure son œuvre inachevée : la musique de son amour perdu.  Il l’appela par le surnom que l’on avait donné à sa jolie ballerine  : La Divine.

Est-il toujours vivant ?

L’homme ne fut jamais dérangé jusqu’à ce que des témoignages et des rumeurs  vinrent bâtirent la légende d’un fantôme qui hanterait les sous-sols de l’opéra. Les premières rumeurs vinrent des personnels de l’opéra, tels les machinistes et les femmes du corps de ballet (l’opéra avait officiellement ouvert le 5 janvier 1875). Voici donc, comment est né la légende du “fantôme de l’opéra”. Celui-ci serait mort dans la galerie souterraine. Son corps n’a jamais été retrouvé…